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Haut potentiel de mère en fils, quotidien de haute voltige.


{Disclamer : Comme à chaque fois que je parle de ce sujet délicat, je tiens à introduire un petit avertissement de départ. Le Haut Potentiel Intellectuel ne concerne que 2% de la population mondiale. L'auto-diagnostique pour soi ou pour son enfant est souvent induit par un fort "effet Barnum" traduis par le fait de s'approprier des symptômes généralistes et d'en faire une vérité. Seul les tests WAIS et WISC encadrés et interprétés par un praticien confirmé peuvent confirmer un haut potentiel intellectuel}

La vie de parent n'est pas un long fleuve tranquille. Tous les enfants possèdent leurs étapes de développement, leur formidable joie de vivre et leurs moments ou nous nous trouvons totalement déstabilisés face à leurs demandes, leurs besoins qu'ils ne ciblent pas encore complètement. Lorsque le haut potentiel s'invite dans la danse, le challenge semble parfois insurmontable, d'autant plus lorsque les deux partis sont concernés, l'enfant et le parent.




Mais le haut potentiel intellectuel (appelé aussi "précocité" et abrégé "HP") qu'est ce que c'est ?


Le Haut Potentiel est classé parmi les particularités neurologiques. Littéralement il s'agit d'une connexion neuronale plus fulgurante et élevée que la majorité de la population, ce qui est calculé en quotient intellectuel. On estime une personne haut potentielle à partir de 128-130 de QI et en "Très haut quotient intellectuel" à partir de 145 à 150 selon les praticiens, les interprétations et les effets contextuels du test. (Il existe encore des différences neurologiques entre les personnes HQI (haut QI) et les personnes THQI (Très haut QI)).

Les personnes haut potentiel ont une façon de vivre, de sentir et de réfléchir à part ce qui peut se révéler un atout ou un handicape selon le stade de développement, l' accompagnement, la personnalité, les capacités de résilience, les schémas de fonctionnement, l'éducation, l'estime de soi. Car le haut potentiel n'est pas un tout, n'est pas une catégorie de gens. Il existe autant de haut potentiels différents que de gens différents. Simplement comme tout ce qui lie les être humains, certaines caractéristiques se retrouvent chez les personnes haut potentielles ce qui permet d'associer leurs capacités et fonctionnement à un syndrome en particulier, exactement comme pour le syndrome d'asperger chez les personnes autistes par exemple.


Chaque haut potentiel va vivre sa particularité au sein de son quotidien avec plus ou moins de facilité selon les jours, selon son entourage, selon les stades de sa vie ou sa construction propre mais dans les grandes lignes, les personnes HP sont très vives d'esprit, ont une capacité d'analyse et de réflexion supérieure à la norme, ont une compréhension globale plus élevée des enjeux du monde, du fonctionnement des choses et des gens, un esprit critique globalement plus fort, ont une sensibilité à fleur de peau, une sensorialité très élevée, une forte tendance à l'introspection, au doute, une estime de soi souvent basse (liée généralement au mauvais accompagnement de ces personnes au cours de leur vie et particulièrement de leur enfance et adolescence), une logique forte, une créativité exacerbée, un intérêt ciblé pour des domaines de pointe, un besoin de "nourriture intellectuelle" accru, une révolte contre l'injustice, un besoin de compréhension globale de tout ce qui les entoure, une très forte rapidité d'exécution dans les tâches intellectuelles et la capacité d'effectuer de nombreuses tâches simultanées...Je dois en oublier mais voilà pour le principal, ce qui relie presque tous les HPs. Si cela ne vous semble pas être particulièrement handicapant et même plutôt chouette, il s'agit de se rappeler qu'évidemment ces grands lignes ne prennent pas en compte les sentiments et émotions que toutes ces particularités engendrent et peuvent engendrer à terme...

Nous pouvons nous poser la question de ce que cela engendre de s'adapter constamment à un monde qui n'est pas pensé pour répondre à ses besoins spécifiques et qui demande de travailler profondément sur son estime, sur ses relations, sur ses activités professionnelles et sur sa sensibilité pour répondre à la fois à toute ses envies et tout ses besoins et pour vivre un quotidien serein avec soi et avec autrui.


Certaines personnes réussissent très bien et peuvent vivre haut potentiel en s'ignorant, d'autres le savent mais cela ne leur pose pas de problème au quotidien car ils ont fait des choix allant de pair avec tout ces besoins et particularités. D'autres encore vont en souffrir toute leur vie, se trouver sans arrêt différents, en décalage, et peuvent même évoluer avec un véritable trouble dépressif lié à une méconnaissance du syndrome ou à un accompagnement inexistant qui les fera toujours aller vers ce qui ne leur corresponds pas.

Je suis d'avis qu'il est bien plus simple et bien plus aisé au quotidien de ne pas être haut potentiel car cela épargne un travail très intense et profond sur soi ainsi que de nombreuses questions et blocages. Mais pour les personnes HPs ayant eu la chance d'être élevées avec soin et attention ou pour ceux ayant beaucoup avancé dans leur quête d'eux même et de vie, je pense qu'il s'agit là d'une grande richesse en fin de compte, mais mon avis n'a évolué que depuis peu.


Enfant haut potentiel ?


Une fois n'est pas coutume, je vais m'appuyer sur ma propre expérience pour développer ce sujet. Mon fils a été diagnostiqué haut potentiel à 4 ans puis à 6 ans avec deux tests différents ayant donné des résultats similaire. Son QI a 4 ans a été évalué à 138 avec une sous estimation liée à son refus de faire complètement plusieurs items du test. Celui de ses six ans n'a pas calculé de QI, il avait pour but de confirmer ou d'infirmer la présence en plus d'un trouble de l'hyperactivité. J'ai été diagnostiquée moi même à 26 ans néanmoins mon test serait également à refaire car je l'ai effectué sous médicaments mais je ne ressens pas le besoin d'ajuster mon propre QI. Le Haut potentiel est héréditaire (mais peut sauter plusieurs génération ou être isolé) et concerne généralement plusieurs enfants de la fratrie. Evidemment le taux d'hérédité est plus fort si les deux parents sont concernés. Mon mari est porteur du syndrome d'asperger qui induis également un QI supérieur à la moyenne, nos enfants avaient donc de fortes chances d'être soit haut potentiels soit autistes soit les deux - mais il est possible aussi qu'un jour nous donnions naissance à un enfant "neurotypique" -. Ma fille n'a que 3 ans et demi et pour l'instant rien dans son développement ne me pousse à la faire diagnostiquer même si je n'ai pas beaucoup de doute sur sa précocité. Elle est un très bon exemple pour le moment d'une personne neuroatypique maternée et élevée avec des bases affectives saines ce qui en fait quelqu'un de bien adapté même si elle commence à développer des comportements sociaux différents depuis quelques mois.


L'enfant haut potentiel possède les mêmes particularité que l'adulte, seulement son expression des besoins y étant lié est immature. Il pourra donc se montrer explosif et "vraiment particulier". Fondamentalement méconnu, le haut potentiel est souvent associé à des enfants sages, très intelligents et bons à l'école, ceux que l'on oublie dans un coin avec un livre, qui écoutent religieusement les adultes, ces grandes personnes qui détiennent le pouvoir de la lecture, de l'intelligence, de la rationalité, et qui ne se mêlent pas à leurs petits camarades. Il y a du vrai mais aussi beaucoup de faux et d'idée reçues dans cette vision. Nous avons parlé plus haut de différence de tempérament, évidemment cela joue énormément pour chaque enfant. Mais la façon dont l'enfant est accepté dans ses particularités au sein de sa famille et de son entourage, sa sécurité affective et la façon dont il a appris avec son parent à gérer ses émotions joueront un rôle énorme sur le haut potentiel. Si je me rapprochais plus de cette définition étant enfant, le côté "casse pied" et "je sais tout" en prime, mon fils en est très loin.

Enfant hyper-sensible et ayant un très fort besoin d'attention, il cherche plus l'intégration auprès de ses pairs à tout prix sans en être forcément compris (ce qui est générateur de conflit rapide à cet âge) et est un enfant d'action bien plus que d'observation. Comme de nombreux enfants HPs, il pose des centaines de questions, veut tout comprendre, pleurs énormément et peut entrer dans de telles colères qu'il semble impossible à première vue de l'apaiser. Les colères sont normales et fréquentes chez tous les enfants. Plus ou moins désamorçables, elles sont aussi très saines pour apprendre la gestion de la frustration ou simplement le droit à ressentir toutes sortes d'émotions dont la colère fait partie. Chez les enfants haut potentiels, les sentiments et émotions peuvent être de véritables tornades emportant l'enfant même bien plus âgé dans un tourbillon qu'il peine à mesurer et que rien ne semble pouvoir arrêter. Beaucoup d'enfants et d'adultes HPs sont également concernés par des troubles dys comme la dyslexie, la dysorthographie (me concernant), la dyspraxie, la dyscalculie etc. Si ces troubles peuvent être isolés sans impliquer de HPs, les HPs en possédant auront encore d'autres difficultés d'adaptation à la vie rendant le quotidien plus ou moins propice à la récupération et à l'harmonie. Il est essentiel de faire diagnostiquer le haut potentiel suffisamment tôt pour que l'ensemble de ces particularités soient prises en compte par le corps enseignant. Car un enfant HP n'est pas forcément un enfant bon à l'école. Il peut avoir des dispositions particulières dans certaines matières et au contraire avoir beaucoup de mal à s’intéresser à d'autres. Les méthodes éducatives plus que les matières posent souvent problème car elles ne sont pas adaptée à la façon de réfléchir des enfants haut potentiels qui ont besoin de rapidité, d’exécution pratique, de travail de groupe, de valorisation de leurs efforts, d'individualisation de leur cas...ce qui est très loin de ce qui est proposé dans les écoles classiques et qui pourtant j'en suis convaincue ferait beaucoup de bien à tous les enfants.





Le lien parent-enfant chez les hauts potentiels


En tant qu'adulte et en tant qu'enfant haut potentiel, la stimulation globale entraîne une très forte fatigue. Les yeux s'accrochent à chaque détails, la mémoire est inépuisable (mon fils à des souvenirs très précis de détails intervenus bien avant ses trois ans), le cerveau "tourne en boucle", les questions s'accumulent ainsi que la frustration plus ou moins forte selon son apprentissage globale qui est engendrée par le travail, les amis, les questions existentielles chez l'adulte, par ses camarades, ses apprentissages, ses émotions chez l'enfant. Un adulte haut potentiel à souvent besoin de repos mental et un enfant haut potentiel aura besoin de "décharger" plus souvent, plus fréquemment et plus intensément que la plupart des enfants.

Nous utilisons chez nous une théorie inventée par Christine Miserandino en 2003 atteinte de lupus qui s'appelle "la théorie des cuillères" (Spoon theory). Cette théorie est la suivante (bien vulgarisée en vidéo par Julie Dachez) : Les individus neurotypiques et les individus neuroatypiques mais aussi toutes les personnes handicapées ou malades chroniques ont un nombre défini (12) de cuillères avec lesquelles ils commencent leur journée. Les NT (neurotypiques) vont les perdre et les regagner au fur et à mesure de la journée. Une crise de l'enfant, une cuillère en moins. Un café avec une copine, une cuillère en plus. Le but est d'aller se coucher avec au moins deux ou trois cuillères. Les personnes NA, les HPs car c'est notre sujet, vont perdre au moins deux cuillères avec une crise de leur enfant car cela induit en plus des sentiments générés chez toute personne, un stimuli sensoriel (auditif, sensitif...) quasi insupportable. Un café avec une copine sera l'occasion de la détailler, de lui donner la formidable écoute dont sont souvent dotés les personnes HPs liée à leurs capacités d'analyse, va peut être générer du stress de ne pas savoir ou et comment se garer par exemple, de gérer le bruit, les odeurs, les informations fournies par la dite copine et à de force chance de faire perdre une cuillère plutôt que d'en redonner une. La vie avec un enfant HPs, ses questions, ses émotions, son développement, ses ajustements relationnel, son besoin d'être rassuré, ses perturbations sensorielles entraîne forcément pour le parent HPs une perte considérable de cuillères. Et comme tous les parents, les occasions de regagner des cuillères restent rares (et j'avoue n'avoir pas choisi la facilité de mon côté avec mes activités professionnelles et les NA de l'ensemble de ma famille). Il arrive donc fréquemment que le parent HPs et l'enfant HPs soient dans des situations semblant insolubles et demandant l'intervention d'un tiers ou du deuxième parent afin de permettre aux deux partis de prendre du recul et de regagner des cuillères. Les grandes vacances par exemple sont une formidable occasion pour un parent HP de risquer la difficulté parentale réelle par surstimulation et par manque d'occasion de regagner des cuillères.


Il serait également intéressant de creuser le sujet du lien d'attachement chez le parent haut potentiel. Comment toutes les sollicitations de la grossesse, de l'accouchement et du postnatal, tous les signaux sensitifs, toutes les questions et les besoins de renseignement associés, tous les doutes fondamentaux sur le "devenir parent" perturbent ou au contraire peuvent renforcer le lien ? Le quotidien avec le bébé est également un bouleversement intense pour tout parent, serait il renforcé chez le parent HP ? J'en suis presque convaincue mais je ne vais pas pouvoir prendre le temps de développer cet aspect aujourd'hui.


La vie de famille peut également se trouver incroyablement enrichie par les particularités de chacun. L'enfant HPs étant curieux de nature, tout comme l'adulte, les activités peuvent être follement amusantes et enrichissantes. La sensibilité et l'incroyable empathie et amour qui émane de ces personnes est également souvent le gage d'un véritable duo entre le parent et son enfant ou d'une team soudée dans l'ensemble de la famille.

Beaucoup de parents HPs se découvrent porteur du syndrome lorsque leur enfant est diagnostiqué. On entends alors fréquemment "c'est vrai que je me retrouvais beaucoup en lui". J'ai pour ma part été très affectée lors des deux résultats. Je sais que l'intégration et la vie des personnes HPs est difficile et je ne voulais pas de ces difficultés pour mon enfant. J'ai eu beaucoup de mal à m'admettre concernée également. Le désir de "normalité" des personnes HPs est souvent fort - et j'aurai de très nombreux exemples ou encore aujourd'hui ou j'ai travaillé des années pour une intégration presque invisible de mon syndrome, je me retrouve totalement démunie dans ma relation avec autrui, comme si je parlais une langue étrangère - et j'ai eu très peur de ne pas savoir accompagner mon enfant dans ce chemin. Lorsque le "débordement" émotionnel de l'enfant HP est très intense, le parent peut aussi culpabiliser. Culpabiliser de ne pas avoir vu, d'avoir puni ou agit contre les besoins de l'enfant en étant excédé ou par manque de ressource (que l'on soit parent HPs ou non d'ailleurs), ou simplement culpabiliser d'avoir transmis le trouble. C'est alors qu'envisager des accompagnements spécifiques peut être très judicieux.





La thérapie pour faciliter la vie de famille ?


Les enfants HPs sont avant tout des enfants. Ainsi leurs besoins primaires et leur développement doit être pris en considération comme n'importe quel enfant. Les bonnes bases de l'éducation respectueuse et positive sont donc essentielles ainsi que la compréhension du développement de l'enfant et du nourrisson en général tout comme le respect du continuum et des principes du lien d'attachement. Pour cela tous les bons livres sur le sujets seront recommandés, ou l'accompagnement d'une doula par exemple. Mais lorsque l'enfant dépasse notre compréhension, que les crises ne sont plus isolées mais quotidiennes et "hors normes", que le dialogue est rompu ou que le parent ne trouve plus les ressources en lui pour accompagner son enfant, alors la thérapie peut être toute indiquée.

Un parent non HP peut avoir énormément de mal à comprendre son enfant HP mais il en est de même pour les parents HP ! Car tous les individus et mode de parentage sont différents. On peut se reconnaître en son enfant et ne pas se souvenir des clés employées par ses propres parents, ou ne pas se reconnaître du tout, bref un parent HP d'un enfant HP n'est une équation parfaite et simple pour se comprendre bien au contraire. Différentes thérapies existent. Les guidages parentaux organisés par des thérapeutes spécialisés des familles HPs sont des groupes de parole ou des clés pratiques et des outils pour le bien vivre au quotidien dans une famille neuroatypique. Les CMPP (centre médico pédo psy) sont également plus ou moins compétents pour tester les enfants et proposer un accompagnement soit individuel soit familial aux parents HP ou non d'enfant HP. Les consultations sont remboursées mais les délais d'attentes se comptent en mois et parfois en années. Les thérapeutes privés spécialisés offrent également un énorme soutien pour parler, comprendre, avancer mais contrairement aux prises en charge CMPP, ils ne sont pas remboursés. Néanmoins leur accompagnement est plus personnalisé et s'oriente selon les thérapies autant sur la gestion émotionnelle que sur des outils pratiques. Certains coach ou accompagnant en parentalité proposent également leurs services pour les familles neuroatypiques mais gare aux vendeurs de rêve car malheureusement le HPs est devenu "tendance", beaucoup de personnes s'y voient ou s'y retrouvent sans diagnostique (le diagnostique ne peut se faire que via les tests WAIS et WISC encadré d'un thérapeute habilité ou en CMP ou CMPP) et peuvent faire l'objet d'un malheureux business. Souvent le fait de se sentir au moins compris est une étape très importante pour un parent d'enfant HP. Les troubles peuvent être très envahissant et comme me l'a expliqué le psychiatre du CMPP, vivre HP avec un enfant HP (et dans notre cas un autre parent autiste) est un véritable challenge de vie. Je le savais déjà, mais se faire valider par un professionnel est d'un grand soutien (car l'incompréhension, les jugements de valeurs et les éloignements qu'ils soient du corps médical, de la famille, des proches ou du corps enseignant, voir même d'inconnus, dans la rue ou sur internet sont légions dans les familles neuroatypiques). A titre d'exemple, notre fils possédant de gros troubles d'oppositions, de frustration et des troubles relationnels est suivi en CMPP par une psychologue et une psychomotricienne, un psychiatre fait le lien avec nous ses parents. A côté de cet accompagnement nous sommes suivis mon mari et moi individuellement par deux thérapeutes privés. De nombreux livres sont également proposés pour aider et faciliter la vie de famille des personnes NA ainsi que des associations regroupant les thérapeutes et offrant un espace de dialogue. Je vous mettrai les liens juste ci dessous.


Recréer du lien et du calme


Divers outils sont également proposés par les professionnels pour recréer du lien, du calme et de l'apaisement à la maison. Méditer ensemble ou apprendre à deux la pleine conscience sont deux outils qui peuvent rapprocher le parent et l'enfant. Bien que les enfants HPs sont réputés pour avoir la bougeotte, ils sont aussi parfaitement capables - comme tous les enfants - de grands moment d'instantanéité. Expliquer sa condition à l'enfant, schématiser, vulgariser et faire état de votre propre situation peut également être fondamental. L'enfant se sentira compris, soutenu et rassuré par le fait que son parent peut partager ses similitudes et des ressources avec lui. Non seulement cela l'aide à comprendre mais c'est également une très bonne façon de tisser un lien fort avec ses parents. Répondre à la demande de stimulation de l'enfant sans le laisser s'ennuyer, exploiter avec lui sa forte créativité, lui inventer des défis et des challenges sera très motivant et constituera une très bonne façon de faire des activités en groupe. La soif d'apprendre et de découvrir d'un enfant HP est sans limite, profitez en si c'est votre cas également pour vous amuser à lui montrer plein de choses fascinantes. Enfin, l'apprentissage de la gestion des émotions par différents livres ou roues des émotions est également essentiel pour se reconnaître en tant qu'individu complet et apprendre à accompagner l'émotion (n'oubliez pas de lui parler des votre, un enfant à le droit de savoir que nous ne sommes pas infaillibles, cela les rapproche de nous et les autorise eux aussi à exprimer leurs besoins et leurs sentiments). Il est très important de valoriser l'estime de soi de votre enfant en lui faisant comprendre que son comportement n’entache pas votre amour tout en posant des limites et des règles de vie justes et favorisant son bien être comme le votre. La sécurité de votre amour, la valorisation de ses compétences, l'intérêt à sa personne et la sécurité des limites créent une harmonie de l'estime personnelle (nous en reparleront dans un article dédié). Si votre enfant vous irrite et que vous êtes en difficulté, pointez son comportement plutôt que sa personne et n'hésitez surtout pas à demander de l'aide au risque de nourrir une rancœur contre votre enfant qui serait nocive à votre relation, à son estime d'enfant et à votre estime de parent.


Il y aurait encore énormément à dire sur le Haut Potentiel que ce soit chez les enfants, chez les adultes ou dans la relation entre les deux, je pourrais en écrire un livre complet tant le sujet est vaste (idée m'ayant déjà traversé l'esprit d'ailleurs...) mais j'espère que ces brèves ont pu vous apporter un premier éclairage sur le quotidien des personnes haut potentiel et l'articulation de la vie de famille comprenant un ou plusieurs membres porteur de ce syndrome. N'oublions pas qu'il est toujours plus facile d'apporter un rejet ou un esprit critique sur ces personnes, sur le gestion de leur quotidien ou de leur parentalité que de les soutenir et que chacun porte avec lui non seulement ses particularités mais également son histoire, sa personnalité, son tempérament et toutes les composantes liée à sa construction émotionnelle, intellectuelle et psychologique.

En tant que doula j'ai à cœur d'accompagner tout type de parentalité et je serai intéressée pour rédiger plus d'articles liés à la parentalité "différente" et pourquoi pas recueillir les témoignages de personnes porteuse de handicape ou de syndromes neurologiques basés sur leur maternage et leur parentalité. Si vous êtes concernés n'hésitez pas à m'écrire !

Les sites ressources : http://www.anpeip.org/ http://www.afep-asso.fr/

https://mensa-france.net/

http://www.alrep.org/

http://www.douance.org/

http://www.enfant-precoce.com/ Les livres ressources :

- "J'aide mon enfant précoce: Déceler, comprendre et accompagner les hauts potentiels et les surdoués" Anne Gramond et Stéphanie Simon - "Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante" et "Guide Pratique de l'Enfant Surdoué" - Charles Terrassier - "Aidez votre enfant à haut potentiel à s'épanouir" - Stéphanie Couturier - "Les défis de l'adulte surdoué" - Tessia Kieboom - "L'enfant précoce au quotidien" - Béatrice Millètre - "Calme et attentif comme une grenouille" - Eline Snel - " La couleur des émotions : un livre tout animé" - Anna Llenas - " Gaston la licorne, mes émotions" - Aurélie Chien Chow Chine

- "Je Ne Suis Pas Un Âne, Je Suis Un Zèbre" - Widehem Anne

*** Hélène Rock, doula accompagnatrice globale de la grossesse, de la naissance, du postnatal, soutien à l'allaitement maternel, au deuil périnatal et parcours PMA dans le 84, sud 26 http://unefemmesouslalune.fr

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